Jocelyn Baril
Jocelyn cumule plus de 20 ans d'expérience en technologies de l'information, œuvrant actuellement en cybersécurité opérationnelle. Titulaire d'un baccalauréat par cumul en cybersécurité, il enseigne également au collégial, où il a notamment conçu un cours dédié à la gestion des vulnérabilités. Curieux des enjeux de cybersécurité, il trouve dans des événements comme le Hackfest l'espace idéal pour des échanges enrichissants.
Session
Chaque année, le cimetière des failles s'agrandit un peu plus : en 2025, près de 50 000 nouvelles vulnérabilités ont été exhumées, et les projections pour 2026 annoncent un chiffre encore plus funeste : jusqu'à 70 000 selon certaines estimations. Pendant ce temps, le délai entre la découverte d'une faille et son exploitation active continue de fondre comme une bougie dans une citrouille oubliée sur le perron, en partie à cause de l'IA qui accélère autant la découverte que l'exploitation.
Dans cette sinistre conférence, on lève le voile sur l'état réel de la gestion des vulnérabilités en 2026 : l'explosion du volume de CVE, l'essoufflement des modèles de pointage classiques, et l'arrivée d'une créature réglementaire bien vivante venue des États-Unis : BOD 26-04. Cette directive de CISA force désormais les agences fédérales civiles américaines à adopter une démarche décisionnelle basée sur le risque réel.
Que change concrètement cette directive? Pourquoi son influence dépasse-t-elle largement les frontières américaines? Qu'annonce-t-elle pour l'avenir de la priorisation des correctifs? Apportez votre lampe de poche et votre courage : on va éclairer les coins sombres de la gestion des vulnérabilités, sans jamais perdre le sourire, ni la tête (quoi que…).